Beaubourg réussit son expo Roy Lichtenstein


Par Lola LBL

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L’exposition Roy Lichtenstein, artiste associé au Pop Art new-yorkais, s’est ouverte le 3 juillet au Centre Pompidou. C’est l’occasion pour moi de vous inviter à découvrir et redécouvrir l’œuvre d’un personnage modeste et pourtant malin.

L’exposition monographique de Beaubourg propose non seulement de revenir sur le pan connu des œuvres de l’artiste mais également de découvrir ses expérimentations, que sans aucun doute on ne peut réduire sous la simple étiquette Pop Art.

« Ce que je crée, c’est de la forme » explique Roy Lichtenstein dans les entretiens qu’il a accordés à Gene R. Swenson, critique et collectionneur du Pop Art. Son style « anesthésié » a pour but de donner une esthétique brutale et simplifiée inspirée des textures industrielles. La forme est, dans les années 1960, l’objet principal de ses recherches. Voici ce qu’il explique :

Mais l’exposition tire sa force de sa capacité à montrer que l’usage de la ligne graphique et des couleurs primaires ne sont pas l’unique apport de Roy Lichtenstein. Il est vrai qu’il a porté un œil amusé sur les processus de copie et de reproduction (agrandissement de bande dessinée, objets industrialisés du quotidien) qui lui a permis de mettre en scène la société de consommation et la culture populaire (comme on le répète assez souvent à propos du Pop Art).

Whaam!, 1963, Tate Modern

Whaam!, 1963, Tate Modern

Hot Dog, 1964

Hot Dog, 1964

Appropriation et critique de l’histoire de l’art. Cependant, il n’a pas tenu un seul discours sur l’art mais, avec son inventivité formelle, il a également mis en abyme l’histoire de l’art d’une manière étonnante. Avec respect pour ceux qui l’ont précédé, il a rebondi allègrement sur ce qu’ont produit Picasso, Matisse et bien d’autres, pour s’approprier, recréer et enfin inventer un autre discours.

Dans l’exposition, quatre exemples montrent l’ampleur de sa réflexion sur l’art :

  • Les brushstrokes (coups de pinceaux) constituent une métaphore de la peinture et un motif répété inspiré de l’idée du ready-made.
Brushstroke, 1965

Brushstroke, 1965

  • Les natures mortes d’inspiration cubiste, puriste et futuriste.
Nature morte aux poissons rouge, 1972

Nature morte aux poissons rouge, 1972

  • Les studios d’artiste reprenant les motifs de Matisse et mettant en abyme ses propres œuvres.
Atelier d'artiste "la Danse", 1974

Atelier d’artiste « la Danse », 1974

  • Les sculptures (partie de son travail très peu connue et pourtant très réussie), expériences en relief de ses réflexions sur la toile.
Explosion, 1965

Explosion, 1965

L’exposition du Centre Pompidou permet, en alliant qualité et quantité, de parcourir l’œuvre de Roy Lichtestein à travers des citations de l’artiste sur des cartels efficaces et un parcours fluide. Pour finir, un documentaire sentant fort les années 90, mais qui vous permettra d’approfondir votre Roy Lichtenstein avant de vous rendre à l’exposition.

  • Roy Lichtenstein, au Centre Pompidou
  • Du 3 juillet au 4 novembre 2013
  • Tarif : de 8€ à 13€, gratuit les premiers dimanches du mois (visites guidées tous les samedis à 14h30)

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