Au Bonheur des Dames… mais pas que : l’impressionnisme et la Mode à Orsay


Par Zadiggidaz

Pour le plus grand bonheur des Dames mais pas que, Impressionnisme pictural et mode fin XIXe sont pour la première fois réunis au Musée d’Orsay. Conjointement organisée par le Musée d’Orsay, le MET de New York et l’Art Institut de Chicago, l’exposition siègera à Orsay jusqu’au 20 Janvier avant de s’envoler pour les États-Unis en 2013.

Chacun sait que, soucieux de représenter leur temps, les impressionnistes se sont longtemps attachés à représenter ces dames parées de leurs plus beaux atours. Qu’il est bon de visiter une exposition sur l’impressionnisme sans que l’on nous parle de la sempiternelle « peinture en plein air » ou même que l’on nous énumère les refus successifs aux salons ! Exit donc cette Nature observée et représentée d’un œil nouveau. Pénétrons donc l’univers confiné et cosy des salons bourgeois de 1870.

Un mot, pour commencer, sur la scénographie de l’exposition qui fait référence à la succession des pièces d’un appartement bourgeois du XIXe et tisse les liens entre l’essor des magasins de nouveautés, la confection textile et les toiles de grands maîtres qui en témoignent. Au fil des pièces s’organisent donc tableaux, accessoires et robes de couturiers selon quatre thèmes différents : « Phénomène de la mode », « Femmes chez elles », « Artistes et hommes du monde » et enfin « Plaisirs de plein air ». Répartis de manière assez homogène, robes et tableaux se côtoient, parfois placés en regard les uns des autres et nous éclairent sur le contexte prospère de la seconde moitié du XIXe siècle. Ainsi, en traversant successivement salles de réception, de musique et chambres à coucher, l’on imagine y évoluer ces dames, évoquées au sein des peintures comme des toilettes. En outre, l’exposition est également ponctuée d’extraits de Zola, de citations d’Houssaye ou encore de Raymond illustrant les bouleversements sociaux contemporains. Un mot sur le contenu, riche de nombreux prêts comme le fameux « Portrait de Nana » de Manet (venu du Hamburger Kunsthalle, Hambourg) ou encore le célèbre « Rue de Paris » de Caillebotte (Art institut, Chicago) et j’en passe… On notera également la réunion exceptionnelle de nombreuses œuvres de Tissot, peintre majeur de la période souvent dénigré en faveur des Manet, Monet & Cie.

Enfin, une dernière chose (et non des moindres messieurs !) l’exposition aborde également un aspect souvent mis de côté : la société masculine à la fin du XIXe siècle, ses codes et ses usages. De la même façon que pour les femmes, l’exposition évoque par le biais de tableaux et de vêtement le développement des groupes d’artistes et hommes du monde au XIXe siècle.

En somme donc, il y en a pour tous les goûts dans cette exposition. Les amateurs du mouvement seront comblés par la concentration exceptionnelle de chefs d’œuvre : Manet, Monet, Tissot, Renoir…  Les nostalgiques du temps de nos arrières grands mères se réjouiront de la qualité des toilettes prêtées par le musée Galliera. Enfin, les néo dandys  pourront s’extasier devant complets veston, cannes, hauts de forme et autres monocles. A voir et à revoir donc, on ne s’en lasse pas ! Et puisque c’est jusqu’au 20 Janvier…

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