La Sélection: La FIAC hors-les-murs


Par Flocons

L’automne est arrivé, on a froid, les jours rallongent et on se demande ce que pourra bien nous apporter cette saison glacée. Mais ne déprimez pas, les expositions recommencent, les foires reprennent et la FIAC revient comme chaque année.

Vous allez me dire : c’est la crise, alors payer trente euros pour aller voir des galeries se battre entre elles, non merci. Ou encore, je suis étudiant alors trente euros, cela me fait un trou trop énorme dans mon budget. Ces raisons sont bonnes évidemment et je ne peux qu’hocher la tête en approuvant votre sagesse. Mais que diriez-vous de profiter d’œuvres dans plusieurs lieux parisiens verdoyants (ou pas, en cette saison) ?

Comme chaque édition depuis maintenant trois ou quatre ans, la FIAC expose des œuvres en-dehors du Grand Palais, en plein air pour le plus grand plaisir des promeneurs et autres curieux. Elles sont toujours réparties dans le Jardin des Tuileries et le Jardin des Plantes ainsi que dans la Galerie de l’évolution du Museum d’Histoire naturelle, l’occasion de voir sous un autre jour deux des parcs les plus emblématiques de Paris. Cette année ont été ajoutées également la place Vendôme et l’esplanade des Invalides.

 Aux Tuileries, vous pourrez apercevoir des œuvres de pointures comme Mircea Cantor (plasticien roumain, prix Marcel Duchamp 2011), Tadashi Kawamata (artiste japonais, jeune recrue des rangs de la Biennale de Venise ou de la Documenta) ou encore William Kentridge (plasticien sud-africain, présent à la dernière Documenta). Au Jardin des Plantes, les œuvres répondent comme chaque année à la thématique de la nature et de la biodiversité à travers des artistes comme Mark Dion (« poids lourd » américain) ou encore Odile Decq (architecte et urbaniste française).

Mais cette année, les deux nouveaux lieux font leur entrée à la FIAC de manière éblouissante. Devant le dôme des Invalides, sera exposée l’œuvre Sacrilege, un énorme château gonflable de sept mètres de haut qui prend la forme du site mégalithique de Stonehenge en Angleterre. L’artiste Jeremy Deller présente pour la première fois cette œuvre en France, après Glasgow et Londres (pour les Jeux Olympiques). J.Deller nous invite à nous réapproprier notre patrimoine et pose la question de la sacralité et de le caractère intouchable des espaces et des emblèmes de pouvoir. Un lieu utilisé par l’élite à une certaine époque pour différents rituels devient un terrain de jeu accessible à tout le monde. Petit aperçu :

Sacrilege, Jeremy Deller

Jaume Plensa

Du côté de la place Vendôme, Jaume Plensa présentera trois de ses créations monumentales faites de lettres de différentes alphabets, de chiffres ou de notes de musique qui peuplent désormais les villes du monde entier. Mesurant plus de 6 m de hauteur, ces œuvres promettent d’être époustouflantes.

En tout, une cinquantaine de travaux n’attendent que vous.

Du jeudi au dimanche, de 15h à 17h30, des élèves de l’école du Louvre seront présents également pour répondre à toutes vos questions sur les œuvres. Qui sait, vous croiserez peut-être un flocon sur l’esplanade des Invalides?

  • Où? Grand Palais. Hors-les-murs : Tuileries, Jardin des Plantes, place Vendôme et esplanade des Invalides.
  • Quand? A partir de jeudi jusqu’à dimanche de midi à 20h.
  • Combien? 30 euros, 20 euros tarif réduit au Grand palais. Gratuit hors-les-murs.
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