Nujabes, la musique en plus


 Par Imthefridge

La rentrée est morne ? Morne rentrée, tu restreins nos perspectives et embrume nos horizons. Faites donc souffler un vent de renouveau dans vos oreilles avec Nujabes (prononcez-le comme il vous chante, vous l’écorcherez de toute façon). Derrière ce drôle de nom, un anacyclique du vrai nom de l’artiste (Seba Jun, qui servira pour un futur calembour) se cache une des perles du hip-hop underground. Un petit mec qui paie pas de mine, et dans un monde où l’habit fait le moine on comprend qu’il soit mis à l’écart.

Ici, pas d’egotrip, pas de défilé de mode, juste du son, importé des failles sinusoïdales au large du Japon et qui arrive directement au cerveau. Plongée imminente dans les profondeurs du cagibi, à vos lampes de spéléologues, rations de survie et couvertures chauffantes ! Ha misère, je crois que je vais plonger avec vous, le temps que la rédac’chef m’oublie, mon loyer sous forme d’articles prend du retard… Mais chuuuut maintenant, laissez vous bercer…

Et le premier qui qualifie cela de musique d’ascenseur sera privé de dessert. Na.

Le petit père Nujabes sample tout ce qui passe, du jazz au classique en passant par la bossa nova et la musique indienne: lrichesse des influences, c’est ce qui fait la musique de demain et ce qu’on aime. Enfin que le Fridge aime. Si vous ne faites qu’y tremper les lèvres avec une moue de dégoût, tant pis pour vous, je suis tolérant … bande de manants ignorants. Si si, seuls les membres de l’App’Art ont la science infuse en terme de bon goût, jugez par vous même :

Nujabes, originaire du Japon, né à une époque bénie (1974), où la pilosité masculine n’effrayait pas (quoiqu’au Japon…), où l’on pouvait encore siroter un jus de fruit qui contienne des fruits véritables, et où le Napalm dansait la rumba dans la jungle Vietnamienne.

Mais loin des tracas du quotidien, prenez un verre près de la piscine, sirotez-le dans une inextricable confusion des sens, vous sentez l’essence de cette absence de stances? Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin avait éclose… Vous connaissez la suite, et surtout, la marche à suivre : c’est à vous de déplafonner le nombre de vues sur Toutou-y-ou-tube, envoyez un message au monde,  montrez que la vraie musique est toujours là !

La musique est là, mais l’homme n’est plus, son accident de voiture en 2010 a mis fin à la vie de l’un des artistes majeur du Hip Hop mineur, celui qui ne passe jamais à la radio. Heureusement, son public s’est beaucoup élargi lorsqu’il participa à l’élaboration de la BO de Samuraï Champloo (que je vous recommande vivement). Le succès de ce Manga s’explique en partie par l’ambiance unique qui s’en dégage, un mélange détonnant entre Hip Hop et Japon médiéval. La diversité des influences vous dis-je !

Mais Seba mérite beaucoup plus, me suis-je dis, c’est en toute logique qu’un jour je me suis Indigné (il paraît que c’est la mode) et me suis époumoné place de la Bastille : « Jun ai qu’une chose à dire : Seba juste ! »

PS : Je trouve que caser du Ronsard dans un article sur le Hip-Hop, possède un certain cachet n’est-ce pas ? Je vais voir si la Rédac’chef m’accorde une réduction sur le loyer pour ça. Allez, remontons à la surface, le vrai monde, celui de la finance, des élections et du PSeudo-Changement, c’est maintenant.

  • Metaphorical Music (2003)
  • Modal Soul (2005)
  • Spiritual State (2011, posthume) 

2 réponses à “Nujabes, la musique en plus

  1. Ne pas oublier de vérifier ses infos avant d’écrire une chronique : Nujabes n’a jamais participé à la B.O. de Cowboy Bebop (vu que c’est Yoko Kanno qui s’en est chargée). Il a peut-être acheté les albums remarque…

  2. http://www.nautiljon.com/people/nujabes.html

    Voilà une des sources, mais après vérification sur le site officiel de Nujabes, c’est vrai que sa participation à la BO de CBBP n’est pas mentionnée.

    http://nujabes.org/biography/

    Mea culpa.

    En même temps, la vie d’un homme résumée en 10 lignes, même s’il est mort à 36 ans, c’est toujours très succinct, qui peut se vanter de connaître tout de son travail et de sa vie parmi nous ? Toi ? Si tu connaissais le tiers des infos contradictoires que j’ai trouvé sur des artistes underground (et donc sur Nujabes), tu t’arracherais les cheveux. Il me semblait plus probable qu’il ait au moins donné des conseils pour CBBP que pour Love Hina (juré, j’ai vu cette horreur).
    Et blague à part, Yoko Kanno a composé des oeuvres sous pseudonyme (Gabriela Robin) tout en niant qu’elle en était l’auteur. Mais en recoupant les infos, on se rend compte qu’elle ment délibérément au public.
    La réalité est souvent plus compliquée qu’un commentaire anonyme de 4 lignes.

    Bien cordialement,
    Imthefridge

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