Bibliothèque: Jeff Beck, a sin is my cousin


Par Imthefridge

Encore une fois, laissez le frigo ouvrir ses portes et vous abreuver de cet artiste rafraîchissant.

Ha, éminent monsieur ! Que vous nous manquez en cette période de musique populaire plus que médiocre (en fouillant bien, on trouve des artistes intéressants, vous verrez, l’appart est jonché de brouillons d’articles en attente !). Détendez vous, prenez un verre de Saint-Emilion, ça se déguste ! En effet, les deux se bonifient avec le temps, (et l’un pique plus que l’autre).

Mais qui est-ce ? Un guitariste, une star des années 70, le drapeau en berne ces temps-ci, car la musique est ménopausée, victime des hormones de synthèse d'(en)Laidie Gaga. Alors comment est-il sorti du lot, quand on sait qu’il a du se frotter à des pointures tels qu’Hendrix, Jimmy Page (de Led Zeppelin), Clapton ? Tout courant a ses dissidents, né en perfide Albion, mais ses racines sont ailleurs, il est d’Issy, dans le 92. Naviguer entre les eaux, Beck n’a fait que cela tout au long de sa carrière, sur son bateau il part à la conquête.

Il commence par le Blues chez les Yardbirds, en compagnie de Clapton d’abord, puis de Page. Les Oiseaux de basse-cour sont une copie trash des Beatles, dans la lignée des Who. Ça faisait fureur chez les jeunes qui s’encanaillaient à l’époque des coupes au bol, des jupes plissées et du twist (si si, ça a été à la mode un jour, et non, moi non plus je pige pas…).

Ce fringant jeune homme donc, débarque sur le marché de la musique, innocent tel la chrysalide qui vient d’éclore, et qui se défonce au LSD. Il poursuit en enchaînant les contrats de musicien de studio avant de se décider à faire enregistrer ce qu’il a dans les tripes, il se cherche, expérimente, et finit par trouver. Un son claquant, il joue presque exclusivement aux doigts, ce qui lui octroie  une grande variété de nuances dans son phrasé. C’est l’apogée, le Jazz-rock et le rock progressif sont à la mode, ça groove, tout simplement :

Une fois la démangeaison cinétique de votre postérieur enrayée, et ne niez pas (car après tout, la science l’affirme, nous somme tous africains !) on peut se concentrer sur l’essentiel : sa façon de s’habiller. Je dois l’avouer, la plupart de mes héros ont un goût vestimentaire déplorable. Pantalon militaire, avec gilet sans manches en daim noir, collier en perles oblongues, la clâââââsse. Heureusement pour rattraper cela, il y a le talent, « Superstition » de Stevie Wonder, vous voyez ? Hé bien, ce loupiaud en a composé la base rythmique, Stevie, bon prince, lui en offre les droits, ce que Motown (le label de Stevie) refuse. Tension. ‘ttention ! Mais pour arrondir les angles, pou’ assentuer tout’ ses wondeurs, il lui compose la première chanson de cet article, qui sera un hit  elle aussi. Qui peut en dire autant ? A partir du moment où Mr Wonder vous accorde plusieurs chansons, vous avez du chemin à faire, mais moins encore que 99,999999% des musiciens.

Bref, je défendrai Jeff, Beck et ongles, car je le connais sur le bout des doigts maintenant.

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