Bibliothèque: Hommage à froid pour un mec (Y)auch


Par Imthefridge

L’appart est en deuil depuis le 4 mai, Heimfell affûte sa hache de combat l’air hagard, Soda&Gomorrhe se saoule au gaz carbonique, je fais des crises de boulimie, M.P. écoute du André Rieu, la Rédac’chef a même délaissé son ordinateur et a oublié de nous réclamer le loyer, ça ne peut plus durer, on va exorciser tout ça !

Ce 4 mai 2012, la musique a perdu un de ses OMNI-président (Objet Musical Non Identifié)

Adam Yauch, membre fondateur des Beastie Boys, aurait voulu qu’on en rie, et aurait cité Oscar Wilde : « la mort est une chose trop importante pour en parler sérieusement » (hé oui, les rappeurs ne sont pas tous des ignares, messieurs les préjugés). Prenons-le à la lettre donc, rions et réjouissons nous de la joie procurée par la musique des Beastie, de la débauche d’énergie, du côté barré de jeunes cons qui se prennent pour tout sauf pour des mecs sérieux.

Parce qu’il en fallait de la joie pour percer dans le rap/punk/délire des années 90 en étant blancs (rejetés par les gangstas, leurs blousons de ski et leurs chaînes en or (objet détourné de l’esclavage semble-t-il, même si le Roi Heenok, porte parole et philosophe de la culture du Médaillon,… non non, je ne me laisserai pas entraîner dans des digressions où le cas étudié atteint un niveau abyssal. Je suis censé vous tirer vers le haut, ordre de sa majesté la Rédac’chef. Vous chercherez par vous même. Reprenons.), en étant, disais-je, blancs, étudiants en art dans une prestigieuse université (donc rejetés par les mecs à l’air dépressif, le jean déchiré, la mèche sale devant le visage), dans un pays qui parachevait de s’enfoncer dans des guerres au Proche Orient, se mettant une fois de plus à dos la communauté internationale. Mais passons, ils vivaient dans un pays pourri, dans un quartier pourri, mais faisaient de la musique pour rire.

Tout est parti d’un gag, en gesticulant comme ça dans leur cave ( http://youtu.be/XflfiylNNXY ), pour s’éclater, comme toute activité fertile au fond, une sorte de thérapie de groupe, la bonne humeur en plus, les gros sous en moins.

Mais les BB, pour les intimes, se fichaient des étiquettes, et extirpaient d’excentriques stances doucereuses, réexplicitant l’intérêt contesté mais mystique d’un art tarabiscoté, à grands coups de samples symphoniques et d’explicit lyrics. C’est clair ? Noyez moi ce regard extatique et bougez vous, que diable ! Une leçon d’humilité, de non-sens et d’engagement musical. Une page se tourne, mais le livre est loin d’être terminé pour le Hip-hop/punk/délire, il aura sa revanche, même s’il est victime de Sabotage en ce moment.

 

Et à tous ceux qui se sentent lésés par la disparition d’Adam, ils n’ont qu’à manifester leur mécontentement aux Majors, et poster un commentaire de rebelle super original sur Toutou-youtoube, du genre : « Please, God, on vous échange Bi-beurre (demi sel demi-portion) contre Adam ». A cette uniformité de pensée, je fais une culbute et lui montre mon postérieur. Adam a retrouvé son Papa-Dieu, qui sommes nous pour juger des prérogatives familiales ? Un peu comme Gandalf qui essaierait d’empêcher un Balrog de se faire un Hobbit-qui-n’a-qu’une-expression-faciale, car porteur de l’Anneau gastrique. Ça donnerait ça :

« Yauch shall not pass ! »

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