Cinquième tome de Freaks’ Squeele


par Heimfell

La bande dessinée étant désormais considérée comme le neuvième art, elle n’a plus à se cacher sur des sites spécialisés fréquentés uniquement par les puristes. Car c’est bien de bande dessinée dont nous allons parler et plus particulièrement de la série Freaks’ Squeele (ça se prononce comme ça s’écrit…) qui est l’œuvre du dessinateur lyonnais Florent Maudoux dont c’est le premier travail publié. 

La série prend place dans un univers en tout point semblable au notre à une exception près: l’existence de héros dont les pouvoirs divers et variés (métamorphose, castagne pure et simple, contact avec les esprits, résistance au bisou baveux de tata Huguette…) leur permettent de suivre une formation dans des écoles de héros qui leur prodiguent moult conseils pour gérer leur image de marque ou bien sauver la veuve et l’orphelin avec classe.

Avant que les râleurs du fonds ne s’énervent à grand coups de « Ouah, un mix entre les Xmen et Harry Potter, bravo l’originalité… », laissez moi rectifier: oui, l’idée de l’école pour individu différent du plébéien moyen n’est pas neuve et encore moins le coup des superpouvoirs. Là où Freaks’ Squeele se démarque largement des deux grandes franchises suscitées, c’est par un humour omniprésent et bourré de références allant des Monty python aux séries américaines, en passant par tout les clichés dont peuvent être affublés les super-héros (mention spéciale pour le héro portant le costume de Sean Connery dans Zardoz).

On nous présente donc d’emblée le trio de personnages principaux (oui, oui, le trio, je sais…): Xiong Mao, chinoise de son état et experte avec un couteau; Chance, une démone un peu étourdie et à la langue bien pendue ainsi qu’Ombre de loup, loup-garou au grand cœur et fan de peluches. Tout ce petit monde va donc vivre de folles aventures dont on ne fera pas le détail ici mais dont on peu quand même pointer un détail: bien que le scénario au sein des différents albums soit cohérent et même plus que correct, on a parfois un peu de mal à appréhender l’histoire dans son ensemble et on ne voit pas forcément où l’auteur veut nous mener. Un détail qui préserve le suspense bien sûr mais qui peu se révéler agaçant à la longue. Ça ne tue pas la série mais bon…

Pour changer totalement le sujet, qui dit bande dessinée dit forcément dessin et c’est vraiment là que Freaks’ Squeele se démarque des autres séries. On est tout simplement devant un ovni visuel: les planches sont en noir et blanc pour la majorité et le style est influencé à la fois par l’école franco-belge et par le manga; En bref c’est un peu la mondialisation du dessin, pour le meilleur bien sûr, comme l’avait été un peu avant l’excellente série Skydoll. La mise en couleur est également un des gros atouts de la série, même si les planches colorisées sont très minoritaires, elles sont bien maitrisées et chaque case est peinturlurée selon une même nuance de couleur ce qui donne un ensemble assez dynamique.

Du coup la série s’adresse à tous: du vieux briscard qui veut découvrir quelque chose de nouveau à ceux qui n’ont aucune idée où ils mettent les pieds et qui veulent juste rigoler un bon coup. En tout cas avec déjà un cinquième tome au compteur, on ne peut que souhaiter à l’auteur d’en sortir cinq de plus.

Le cinquième tome est sorti le 9 février chez Ankama Éditions (15,90 euros).

Pour plus d’info: le blog de l’auteur et le site de l’éditeur.

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